Quelles
que soient les procédures choisies, les spécialités d'hygiène devront
jouer efficacement deux rôles complémentaires :
NETTOYER
c'est-à-dire, éliminer totalement les traces de vin aussi bien à l'intérieur
qu'à l'extérieur des machines, mais également supprimer les traces de
graisse, la colle des étiquenes, les poussières, etc.
DESINFECTER
soit tuer la totalité des micro-organismes présents dans les circuits,
et si possible, réduire au maximum la contamination microbienne sur
l'extérieur des matériels et dans l'environnement de la ligne d'embouteillage.
Ces deux fonctions peuvent parfois être réaJisées à l'aide de la même
spécialité chimique. Mais dans la plupart des cas, le nettoyage - désinfection
interne des circuits d'embouteillage fait appel à des spécialités différentes
des nettoyages externes.
Nettoyage et désinfection interne des circuits:
Deux variantes sont proposées, il en existe cependant bien d'autres:
Procédure A
1. Prélavage à l'eau froide dès l'arrêt de la production.
2. Nettoyage avec une solution alcaline séquestrante et dérougissante
(SPRAY 2000)
3. Rinçage abondant des circuits jusqu'à test de rinçage négatif.
4. Désinfection à l'aide d'une solution oxydante à spectre large (DIVOSAN
MEZZO)
5. Rinçage abondant à l'eau stérile jusqu'à test de rinçage négatif.
6. Vidange de l'installation par substitution de gaz inerte ou d'air
filtré.
7. Remise en service immédiate.
Procédure B
1. Prélavage à l'eau froide dès l'arrêt de production.
2. Nettoyage et désinfection simultanée avec une solution détergente
et oxydante à spectre large (DEOGEN SL)
3. Rinçage abondant à l'eau stérile jusqu'à test
de rinçage négatif.
4. Vidange de l'insta1lation par substitution de gaz inerte ou d'air
filtré.
5. Remise en service immédiate.
Plusieurs remarques s'imposent:
Quelle que soit la procédure choisie, le prélavage à l'eau froide
doit suivre immédiatement l'arrêt de production pour éviter que les
restes de vin présents dans les circuits ne subissent des transformations
physiques (séchage), chimiques (oxydation) ou microbiologiques.
On s'efforcera d'achever l'opération de désinfection si possible au
dernier moment avant la remise en service.
On devra veiller à la compatibilité entre les matériaux qui composent
l'ensemble d'embouteillage et les spécialités chimiques utilisées (l'aluminium,
le bronze, certains caoutchouc tolèrent mal le contact avec l'acide
péracétique).
Les tests de rinçage sont indispensables, surtout lors de la mise en
place de nouvelles procédures, ceci afIn de déterminer le nombre et
la durée des rinçages à effectuer
Les spécialités désinfectantes proposées tiennent compte de plusieurs
critères de choix, entre autres:
- un spectre large qui détermine une action effIcace sur les bactéries
acétiques (ammoniums quaternaires exclus) et les levures (spectre fongicide).
- une bonne rinçabilité et une parfaite inertie vis-à-vis des surfaces
absorbantes (pompes à rotor excentré, joints....), ce qui interdit,
là encore, l'emploi des ammoniums quaternaires.
- une élimination complète des matières colorantes, ce que réalise parfaitement
la combinaison caustique - acide péracétique dans la procédure A ou
le pouvoir dérougissant apporté par le chlore dans le DEOGEN S.L (procédure
B).
D'autres désinfectants sont autorisés mais présentent des inconvénients
majeurs:
c'est le cas des dérivés formolés que l'on doit exclure à cause
de leur réactivité avec les polyphénols (formation de polymères) et
des composés de synthèse (biguanide) que l'utilisation en circuit fait
mousser, rendant les rinçages fastidieux et diffïciles à contrôler.
Nettoyage et désinfection externe:
Il convient de distinguer deux ensembles de surface :
- Extérieur des machines, sols, murs et caniveaux
L'application de solutions nettoyantes et désinfectantes sous forme
de mousse ou par simple pulvérisation peut suffire à maintenir
un niveau d'hygiène satisfaisant si les pratiques sont joumalières (utilisation
du SEPTINEIGE PLUS dont la neutralité garantit l'absence de risques
de corrosion et le peu d'agressivité vis-à-vis de l'épiderme.
Les sels de biguanide qu'Il contient lui confèrent un bon pouvoir désinfectant).
Si les pratiques journalières ne sont pas encore en place, on aura recours
à des procédures curatives nécessitant l'emploi de spécialités
oxydantes (CHLORINEIGE 400) ou désincrustantes. Si ces opérations sont
simultanées avec la désinfection interne des circuits, il
convient de s'assurer de la bonne compatibilité des produits entre eux.