|
LES
DIFFERENTES PHASES DE FABRICATION
UNE USINE VERRIERE TYPE

|
|
LES MATIERES
PREMIERES |
 |
Eléments
fondamenteaux
-
Le
Sable .............Elément
formateur : 68 % à 72 %
- La
Soude.............Elément fondant : 10 % à 15
%
- Le
Calcaire..........Elément Stabilisateur : 9 % à
14 %
|

|
| |
Eléments
Secondaires
- Feldspath,
Phonolite, Laitier, Sulfate.....
|
|
| |
Colorants
- Oxydes
métalliques en pourcentage très faible
- Fer,
Manganèse ou sulfure de fer.
|
|
 |
Calcin
- Verre
concacé ou granulé qui est ajouté au mélange
vitrifiable et qui provient soit des verriers,soit de la récupération
de calcin ménager.
- Proportion
moyenne verre mi-blanc : 15 %
- Proportion
moyenne verre feuille morte : 35 %
|

|
| LES
FOURS |
 |
Le
mélange de matières premières et de calcin
est fondu dans des fours s'élevant jusqu'à des températures
proches de 1500°. Entre l'introduction des matières
premières et la sortie du verre en fusion, il s'écoule
environ 24 heures.
Les fours fonctionnent jour et nuit, avec un niveau de verre en
fusion constant. Des flammes alimentées par des brûleurs
assurent, avec le rayonnement de la voute de briques en silice,
une température de 1550°C nécessaire à
la fusion du verre.
|

Ciquer sur les shémas pour agrandissement |
Trois
types principaux de fours à coulée continue sont utilisés
pour l'élaboration des bouteilles
Four à bruleurs transversaux :
D'une surface généralement supérieure à
70 m², il présente la particularité de travailler
par inversion du sens de la flamme toutes les 20 minutes environ.
Cela permet de récupérer alternativement la chaleur
contenue dans les fumées transférées en grande
partie par celle-ci à des empilages de briques réfractaires
|
|
|
Four
à boucle :
Il a une surface de 20 à 150 m². Comme son nom l'indique,
la flamme décrit une boucle dans le four. Comme dans les fours
à brûleurs transversaux, une inversion du sens de la
flamme permet de récupérer l'énergie des fumées,
puis de la restituer à l'air de combustion.
|
|
Four
électrique :
Sa surface varie de quelques dm² à 100 m².
Il sagit " simplement " d'une cuve réfractaire
dans laquelle des électrodes fondent les matières
premières.
|
|
Le
verre en fusion est ensuite amené par des canaux de distribution,
appelés feeders, jusqu'aux machines de formage.
A l'extrémité du feeder, la coulée de verre
en fusion est découpée en gouttes, appelées
paraisons.
Formation des paraison :
A l'extrémité des feeders, le verre s'écoule
depuis la cuvette par un orifice calibré. Un poinçon
(une sorte de piston) animé d'un mouvement alternatif obstrue
à intervalles réguliers l'orifice, transformant
la coulée de verre en une succession de gouttes, coupées
par des ciseaux automatiques, et dont le poids correspond à
l'article désiré. La paraison est alors à
une température comprise entre 1 100° et 1 300°C.
Il faut la mettre en oeuvre dans le laps de temps le plus court
possible, puisque vers 750°C, le verre ne sera plus plastique.
C'est l'étape du formage.
|
|
| LE
FORMAGE |
 |
PROCEDES
DE FORMAGE
Le formage
permet de transformer la masse compacte des paraisons en un corps
creux. Cette transformation s'opère en deux temps.
|

Vue d'une machine IS |
Transformation
de la paraison en ébauche dans le moule ébaucheur,
soit par soufflage soit par pressage.
Après
transfert dans le moule finisseur, transformation de l'ébauche
en un récipiant ayant sa forme définitive.
L'ensemble
des opérations s'effectue sur des machines modulaires dites
IS. On peut produire, sur les machines les plus récentes,
jusqu'à 700 articles par minutes.
|
|

Ciquer
sur les shémas pour agrandissement
|
Procédé
" soufflé - soufflé "
La
paraison tombe dans le " moule ébaucheur ", comportant
à sa partie inférieur un moule séparé,
le " moule de bague ", qui donne à celle-ci le
profile souhaité - la bague est la partie supérieure
du " col " adaptée au bouchage. Un poinçon
de perçage coulisse à travers ce moule de bague,pénètre
la paraison et se retire ; puis de l'air comprimé est envoyé
dans la cavité ainsi formée, chassant la paraison
dans le fond du moule. L'ébauche est ensuite transférée,
par la bague déjà suffisamment solidifiée,
dans le " moule finisseur " où a lieu le soufflage
final.
|
 |
Procédé
" pressé - soufflé "
Ce
procédé se caractérise par la formation de
l'ébauche au moyen d'un poiçon métallique dont
la forme très bien définie permet d'obtenir une ébauche
de répartition et d'épaisseur parfaitement déterminéee,
ce qui est moins facile lorsque l'ébauche est obtenue par
soufflage. Il est systématiquement utilisé pour la
fabrication des pots à large ouverture.
|
Soufflage
final :
La
transformation de l'ébauche en récipient de forme
définitive est assurée par un souflage d'air compriméà
l'intérieur de l'ébauche de façon à
venir plaquer celle-ci vers la paroi interne du moule finisseur.
Après cette phase de soufflage, les bouteilles sont extraits
du moule finisseur, et transférés sur un tapis convoyeur
qui les amène vers le tunel de traitement de surface et
de l'arche de recuisson.
|
| LA
RECUISSON |
 |
Traitements
de surface et arche de recuisson
A la sortie de la machine IS, la température du verre est
d'environ 650 °C. Les parois extérieures du récipient
vont se refroidir brusquementet se contracter, tandis que l'intérieur
réagit avec plus de lenteur en raison de la mauvaise conductivité
thermique du matériau, d'ou une série de contrainte
d'extension qui fragilisent et risquent de provoquerune casse
ultérieure. Afin de relâcher et d'égaliser
ces contrintes, le verre est soumis à un traitement thermique
aux environ de 550 °C, température à laquelle
les différentes contraintes se relâche et s'annulent.
|
|
Afin de limiter les conséquences de microdéfauts,
on pratique des traitements de surface soit à chaud, soit
sur la bouteille refroidie.
Traitement "à chaud"
Il intervient entre la sortie du moulefinisseur et le passage
dans l'arche de recuisson ; il a pour but d'empêcher la
propagation des microfissures créees pendant le formage
et l'apparition de fissures nouvelles lors du contact à
chaud entre les articles et les organes de guidage.
Il consiste à projeter sur le récipiant, des vapeurs
d'halogénures métalliques (étain ou titane)
qui réagissent avec la surface du verre pour former des
oxydes, en couche invisible de quelques nanomètres d'épaisseur.
Traitement "à froid"
En combinaison avec le traitement à chaud, il a pour
objet d'augmenter le coefficient de glissement du verre , ce qui
permet de transporter les bouteilles à haute cadence sur
les convoyeurs des verreries ou les lignes d'embouteiilages. Le
traitement à froid permet aussi de limiter les risques
de frottement, donc de création de rayures ou marques d'abrasion.
Ce traitement s'effectue à la sortie de l'arche de recuisson
à la température de 100 à 120 °C. Il
consiste à déposer sur la surface des articles un
film protecteur de cire de polyéthylène ou de monostéarate
de polyoxyéthylène. L'opération est réalisée
par pulvérisation pneumatique sur l'extérieur des
articles.
|
|
|
LE CONTROLE |
 |
Machines
de contrôles
Sur les convoyeurs qui véhiculent les bouteilles jusqu’aux palletiseurs,
différents contrôles sont effectués. Tous les emballages sont
contrôlés par des machines électroniques qui vérifient principalement
leur dimension, leur résistance et leur aspect. Des mesures sont
également effectuées sur des prélévements statistiques.
|
|
|
LE CONDITIONNEMENT |
 |
Palettisation
et expéditions
Une fois leur qualité validée, à l’issue des contrôles des lignes
de choix, les bouteilles sont mis sur des palettes et transportées
chez les clients
|
|
|