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En raison de l'importance du matériel de mise en bouteille dans
le résultat final, il est indispensable de s'assurer de l'état
des machines à embouteiller, à savoir :
degré
d'usure de toutes les pièces mécaniques
Toutes
ces informations et celles concernant les contrôles lors de la
mise en bouteilles devront être consignées par écrit
afin de pouvoir suivre la traçabilité des différentes
opérations.
-
LA TIREUSE
Le
goulot
de
la bouteille mouillé constitue un paramètre négatif
pour un bon bouchage. Cet état de chose peut être dû
à:
-
un
mauvais séchage après rinçage
-
bouteilles
non lavées mais avec condensation
-
remplissage
mal canalisé
-
turbulence
du vin avec production de mousse au remplissage
-
niveau
abusif au remplissage, non respect du niveau en fonction de la température
-
bouchage
à la giclée
Le
film liquide installé entre liège et verre constitue une
amorce de suintement.
Cette
amorce est à l'origine d'un cercle vicieux. Le liège environné
d'humidité se ramollit; ce ramollissement détériore
l'élasticité (consistance du bouchon) et accentue le passage
du liquide, ce qui aggrave donc de plus en plus le ramollissement, etc.
Des
bouchons normalement élastiques finissent par devenir des bouchons
mous.
-
LA BOUCHEUSE
1
-
La trémie de réception
des
bouchons et les canalisations de descentes des bouchons
-
Mouvement
souple des diabolos ou ondulation
-
Pas
d'aspérité ni de partie tranchante
-
Diamètre
du dispositif de descente adapté au calibre du bouchon
2
- Le piston ou broche d'enfoncement
-
-
-
Planéité
de la surface de base
-
Absence
d'ébréchure ou de rayure latérale
-
Bon
positionnement du bouchon au moment de l'appui
3
- La chambre de compression , les coulisseaux et les mors
-
Système
à quatre mors
-
Matériau
résistant à l'usure (par exemple acier martensénique
nickelé-chromé)
-
Cylindricité
au moment de la compression
-
Diamètre
de compression des mors régulier (15,5 à 16,0 m/m)
-
Bonne
jointure des tranchants sans "bec de perroquet", pas de jeu
-
Pas
d'ébréchure sur les tranchants des mors
-
Pas
de goulotte dans l'ellipse des mors
-
Périodicité
de changement des mors dans de bonnes conditions d'utilisation (vérification
périodique)
-
Coulisseaux
sans rayure, ni usure excessive
-
Galet
sur coulisseau mobile sans jeu (à changer en même temps
que les mors)
La
pratique a démontré que pour un bouchon de 24 m/m + 0,4
devant boucher un goulot de 18,5 m/m + 0,5, le diamètre de compression
idéal doit se situer entre 15,5 et 16,0 m/m, l'optimum étant
15,8 m/m.
Ces cotes
sont préconisées par les constructeurs et les professionnels
de l'embouteillage.
- Une
compression plus forte (diamètre inférieur à
15,5 m/m) traumatise le liège, faisant éclater un certain
nombre de cellules, nuisant de ce fait au bon retour élastique
du liège.
- Une
compression moins forte (diamètre supérieur à
16,0 m/m) même s'il favorise un retour élastique plus rapide
du bouchon, provoque un forçage avec effet de piston dans le col
de la bouteille, en empêchant la bonne évacuation de l'air
contenu dans le goulot au moment de l'enfoncement du bouchon dans celui-ci.
En ce qui
concerne les cadences des pièces principales de la boucheuse (mâchoires
du compresseur et piston d'enfoncement) le principe général
à respecter est le suivant:
"Vitesse
de compression lente, vitesse d'enfoncement rapide"
Le
guide pratique édité par l'Institut National de l'Embouteillage
conseille les cadences suivantes:
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* cadence tête/heure
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Mini
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Moyenne
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Maxi
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Monotête
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800
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1500
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3000
|
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Multitête
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800
|
1250
|
1500
|
Le
niveau d'enfoncement idéal du bouchon
se situe au ras exact du plan supérieur du goulot, aussi bien pour
favoriser un bon capsulage que pour ménager (sans excès ou
défaut) le volume de dégarni nécessaire entre liège
et vin; pour éviter aussi que le bas du bouchon, trop enfoncé,
ne parvienne à un niveau d'évasement du col excessif. De plus,
le ras-bord exact, en permettant au bouchon d'occuper l'évasement
supérieur du col dû au chanfrein intérieur du goulot,
constitue un joint supplémentaire d'étanchéité.
Toutefois,
certains embouteilleurs préfèrent ménager un léger
enfoncement sous le plan supérieur du goulot pour compenser une
éventuelle remontée du bouchon due à l'élasticité
naturelle du liège.
La
tolérance ne doit pas dépasser +/- 0,5 m/m.
Dans
le but de supprimer les surpressions dans la chambre de dégarni
des bouteilles, on adoptera de préférence le système
de mise sous-vide avec une tolérance de pressions résiduelles
dans la chambre de dégarni des bouteilles de plus 0,3 bar à
moins 0,3 bar.
Les
pressions négatives inférieures à ce chiffre risquent
de créer un phénomène de dégazage du gaz
carbonique sur certains vins mais également des précipitations
par rupture du complexe colloïdal.
Le
bouchage sous CO2 est utilisé parce que le CO2 se dissout dans
le vin en n'y laissant que des traces imperceptibles. Toutefois son
efficacité demande quelques réserves.
L'oxygène
et l'azote, eux, sont peu solubles dans le vin (8 à 9 mg par
litre maxi à 10° de température).
A
noter que le coefficient de dilatation des gaz est 10 fois plus important
que celui des liquides à élévation de température
égale. Cette caractéristique semble contredire l'exigence
d'un volume de dégarni à ménager entre le liège
et le vin; la nécessité de cet espace tampon se justifie
pourtant parce que les gaz sont compressibles alors que les liquides
ne le sont pratiquement pas. Ce phénomène permet de souligner
la nécessité de la station debout de la bouteille après
bouchage le plus longtemps possible.
Il
convient enfin de ne pas négliger le critère "Niveau
de remplissage de la bouteille" qui doit être déterminé
par le type de bouteille et la température du vin, ce qui conduit
au choix d'une longueur de bouchon adaptée. En effet, l'élévation
de la température du vin provoque une augmentation sensible de
son volume. Ainsi:
-
Lorsque
la température du vin passe de 15° à 20°
C, le niveau du vin en bague CETIE s'élève de 2
m/m à 4 m/m selon le type de bouteille.
-
Lorsque
la température du vin passe de 30° à 35°
C, le niveau du vin en bague CETIE s'élève de 4
m/m en moyenne.
Il
est donc très important de prévoir une CHAMBRE DE DEGARNI
suffisante en fonction de la destination des bouteilles.
Voir courbes de dilatation du vin en fonction
de la température.
4
- EMBOUCHOIR
-
Passage
conique: 17 mm partie haute
-
16 mm en sortie
-
Circularité,
sans ovalisation, pas de géométrie angulaire
-
Pas
de trace d'usure sous forme de "coups de lime" à l'intersection
des quatre mors
-
Changement
régulier après passage d'un certain nombre de cols
(selon le type de bouchons, la maintenance et l'état de propreté
de la tête de bouchage), (vérification périodique).
5
- CONE DE CENTRAGE
-
Conicité
adaptée pour un bon guidage du goulot de la bouteille
-
Pas
de trace d'usure latérale, pas d'ébréchure
-
Ouverture
correcte pour une bonne adéquation avec le type de bague
-
Il
est conseillé l'adaptation d'un joint semi-souple pour pouvoir
réaliser une bonne herméticité au moment de
la mise sous-vide.
6
- SELLETTE
-
Etat
surfacique: planéité pour assurer une bonne verticalité
des bouteilles (usure sous forme de marques laissées par
les culots des bouteilles).
-
Pression
d'appui sur le cône 100 da N +/- 20
-
En
position de bouchage, la bouteille ne doit pas tourner sur la sellette
(contrôle manuel).
7
- ETOILE D'ENTREES ET DE SORTIES DES BOUTEILLES
-
Centrage
et positionnement correct des bouteilles
-
Alvéoles
adaptées aux types de bouteilles
-
Absence
de jeux
-
Mouvements
accompagnés pour éviter les saccades, avec projections
de liquide vers les têtes de bouchage.
8
- POMPE A VIDE
-
Aspiration
directe ou à anneau liquide.
-
Vacuum:
moins 0,8 à moins 1,0 bar (lecture manométrique de
la pompe à vide.
-
Récipient:
tampon de récupération des égouttures.
-
Pressions
acceptables dans la chambre de dégarni des bouteilles: zéro
à plus 0,3 bar. Les pressions négatives ne devront
pas être inférieures à moins 0,3 bar.
DEFAUTS
DE VIDE:
9 - MISE SOUS GAZ INERTE DEFECTUEUSE: RISQUE DE SURPRESSION
Le balayage sur goulot de CO 2 (neutre et soluble) n'est pas toujours
efficace, même sur du matériel en bon état.
Le CO 2 ne se dissout que progressivement dans le vin (quelquefois
plusieurs heures selon la teneur initiale en CO 2 du vin, selon
la température, etc.). De plus, la méthode de balayage
ne permet pas d'assurer le remplacement intégral de l'air
du goulot par le CO 2. Si le matériel est en mauvais état,
ou ne fonctionne pas du tout, le résultat sera nul: risque
de surpression = couleuse possible.
L'azote
utilisé quelquefois n'étant pas soluble dans le
vin,
ne peut pas réduire, quant à lui, les risques de
surpression. Il ne sert qu'à protéger le vin d'une
oxydation due à l'air dans le goulot
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